Le tourisme grec pourrait connaître cet été une perte de 5 milliards d’euros.
La Grèce s’inquiète des répercussions de la crise économique mondiale sur la deuxième source de revenus du pays, qui génère 850.000 emplois
Des réservations en chute libre
Dans ce pays de 11 millions d’habitants qui est visité chaque année par 17 millions de touristes, le nombre des réservations pour la saison touristique a chuté de 20% par rapport à la même époque de 2008, tandis que les réservations de bateaux de luxe ont chuté de 50%.
Le nombre de touristes pourrait donc baisser de 3 millions ; cette chute se ressent déjà dans la fréquentation des sites archéologiques et musées : 18,7% de visiteurs en moins dans les musées grecs, 14,4% dans les sites archéologiques (7% pour l’Acropole)
Quelles mesures pour enrayer cette chute ?
Pour stimuler le tourisme, le gouvernement grec vient de décider de supprimer les taxes aéroportuaires dans les provinces et îles du pays, ce qui pourrait inciter les agences de voyages à proposer des prix attractifs à leurs clients.
Cette suppression ne s’applique toutefois pas à l’aéroport d’Athènes, géré par la société allemande Hochtief.
D’autre part, la Grèce a réalisé cette année une campagne de promotion très importante, représentant une augmentation de 50% de ses dépenses publicitaires.
Enfin, l’ouverture récente, pour un coût de 3 millions d’euros, du nouveau musée de l’Acropole, constitue, d’après les autorités grecques, une nouvelle raison de visiter le pays de Zorba
Cette lettre est réalisée par : Muriel Doyen, Niko Lenoir, Geraldine Sourdot